La lutte contre la maltraitance des personnes âgées

En cette Journée mondiale de la lutte contre la maltraitance des personnes âgées, prenons le temps de nous pencher sur ce grave fléau. 

Nous avons tous entendu des histoires horribles et dégoûtantes concernant l’abus et la négligence des personnes du troisième âge, qui se manifestent sous différentes formes, les plus connues étant :

  • Abus psychologique et émotionnel, sous la forme de menaces, d’insultes et d’humiliation.
  • Exploitation financière, lorsque, par exemple, un individu en qui la personne âgée a confiance vole son argent ou en fait mauvais usage, ou encore forge la signature de celle-ci ou lui met de la pression pour modifier des documents légaux.
  • Violence physique, telle que frapper, punir ou restreindre une personne âgée.
  • Abus sexuel, tel que le harcèlement sexuel ou toute activité sexuelle non consentante.
  • Négligence d’une personne qui nécessite des soins.
  • Isolement forcé, où la personne est intentionnellement tenue loin d’autres personnes, empêchant ainsi toute interaction.

Un problème répandu

Nous entendons à l’occasion parler mauvais traitements envers nos aînés, particulièrement lors de situations d’envergure, comme le dévoilement d’un complot financier ou d’une situation désastreuse dans un foyer, un CHSLD, etc.

Bien que les médias aident à jeter de la lumière sur ces situations afin de contribuer à la lutte contre la maltraitance des personnes âgées, il est important de savoir que ce problème peut se pointer partout, que ce soit à l’hôpital, dans la communauté ou chez la personne en question (souvent perpétué par un proche de la personne). Et le problème est répandu à l’échelle du pays.

Statistique Canada a d’ailleurs publié plusieurs faits saillants sur ce sujet. On rapporte notamment que la violence envers les personnes âgées a augmenté de 20 % entre 1998 et 2005. Aujourd’hui, bien qu’on estime que de 4 % à 10 % des aînés font l’objet de mauvais traitements, seulement 20 % des affaires sont portées à l’attention de personnes qui peuvent aider.

Comment détecter la maltraitance des personnes âgées

Il faut garder en tête que la maltraitance et l’abus ne sont pas toujours physiques et ne laissent pas toujours des traces. Dans de tels cas, comment fait-on pour détecter les signes de maltraitance chez les personnes âgées si celles-ci ne le confirment pas directement?

Voici certains signes avant-coureurs potentiels :

  • Réticence à parler, surtout lorsqu’une personne en particulier est présente.
  • Anxiété et angoisse envers une personne en qui la personne âgée devrait avoir confiance.
  • Sautes d’humeur ou changements au niveau de la personnalité.
  • Perte de poids, mauvaise alimentation, déshydratation ou mauvaise hygiène.
  • Mauvais usage de médicaments (sur-médicamentation ou sous-médicamentation).
  • Changements soudains aux finances et flux monétaire de la personne âgée.
  • Confusion quant aux documents légaux tels qu’un testament.
La lutte contre la maltraitance des personnes âgées, c’est l’affaire de tous.

Comment aider et prévenir la maltraitance des personnes âgées

Bien que l’abus des personnes âgées soit un problème de très grande ampleur, nous pouvons tous contribuer à la lutte. Comment?

  • Gardez l’oeil ouvert. Si vous voyez des signes avant-coureurs chez des personnes près de vous, n’hésitez pas à creuser davantage et même d’en discuter avec la personne en question.
  • Brisez le silence. Vous êtes témoin de maltraitance ou vous en êtes vous-même victime? N’hésitez pas à communiquer avec la Ligne Aide Abus Aînés au 1-888-489-2287; ce service de consultation gratuit et confidentiel est accessible de 8 h à 20 h, 7 jours sur 7. En cas de situation urgente, vous pouvez aussi communiquer avec le service d’urgence de votre région.
  • Misez sur la prévention. Les statistiques démontrent que plusieurs personnes âgées qui subissent de la maltraitance ne savent même pas qu’elles en sont victimes (en raison de démence ou autre, d’abus dissimulé sous des actes de bienfaisance, de mensonges, de l’omission d’information, etc.). Discutez avec les personnes âgées autour de vous, parlez-leur des différents types d’abus en encouragez-les à se confier à tout moment.

Services et mesures adaptés

Au-delà de la prévention de l’abus et de la maltraitance, il ne faut jamais oublier que les personnes âgées sont des membres égaux de la société qui ont droit aux mêmes avantages et aux mêmes services que tout autre individu. Les personnes âgées contribuent notamment à l’essor économique et leur vaste expérience peut servir à guider nos actions futures.

Ceci étant dit, il revient à tous de s’assurer d’adopter les mesures nécessaires pour inclure les personnes âgées et faciliter leur accès aux différents services, que ce soit dans les hôpitaux, les commerces, les bureaux de services et soins, les restaurants, le transports en commun, etc. 

Au Royaume-Uni, par exemple, les infrastructures de différentes villes sont adaptées aux personnes âgées; on bâtit, entre autres, des trottoirs plus larges mieux adaptés aux fauteuils roulants et marchettes, on élimine les dangers de trébuchement, on revoit la disposition des enseignes pour faciliter le déplacement des personnes vivant avec la démence, etc.

Comment Bonjour-santé favorise l’accès aux soins de santé pour tous

Chez Bonjour-santé, l’accès des personnes âgées aux soins de santé a toujours été et sera toujours au coeur de nos préoccupations. 

Tous nos services tiennent compte de ce segment démographique. Alors que partout, nous voyons des solutions émerger nécessitant un accès à l’Internet, Bonjour-santé prend toujours en compte les personnes âgées parfois moins à l’aise avec la technologie, ainsi que les personnes sans accès à l’Internet.

Voilà pourquoi nos services de prise de rendez-vous sont accessibles autant par téléphone que par Internet. Notre toute nouvelle solution Bonjour-santé NANO, quant à elle, prévoit une solution sans tracas pour les personnes âgées ou sans Internet qui désirent consulter un médecin par téléconsultation. NANO détecte si la personne n’a ni courriel ou téléphone cellulaire et s’occupe d’appeler automatiquement le patient au téléphone « traditionnel » lorsque vient son tour de consulter le médecin.

Ces mesures visent à aider toutes personnes à obtenir les soins dont elles ont besoin, au moment où elles en ont besoin.

C’est en travaillant ensemble, en étant aux aguets et mettant les bonnes mesures en place que nous pouvons aider à non seulement prévenir la maltraitance, mais aussi contribuer à l’épanouissement et au bien-être des personnes âgées.

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